Lecteur amateur de manga, je suis curieux de découvrir de nouvelles choses qui pourraient me plaire. Gachiakuta n’est pas réellement une nouveauté sinon pour moi qui découvre la série grâce à un jeune garçon de onze ans qui me l’a gentiment conseillé.

Le résumé
Les « déchets » engloutis par l’abîme finiront par remonter à la surface…
Rudo est un membre de la peuplade qui a vécu toute sa vie dans le bidonville où sont parqués les descendants de criminels. Marginalisé et méprisé par les siens, il passe son temps à s’infiltrer dans les décharges pour récupérer des déchets encore utilisables et les revendre. Mais un jour, il est accusé à tort du meurtre de son père adoptif et est jeté dans l’abîme où sont envoyés toutes les ordures de la société. Plongé de force dans ce monde cruel et terrifiant, Rudo jure de se venger de tous ceux qui l’ont condamné sans l’ombre d’un remords. Seulement, pour survivre dans cette décharge hostile, il devra apprendre à maîtriser l’étrange pouvoir qui sommeil dans ses gants…
Ce que j’en dis…
Gachiakuta est différent des mangas que j’ai déjà lus. Mais il faut dire que j’en ai lu peu. Trois seulement ou presque :
- Spy x family
- Harcèlement scolaire
- Tomozaki-kun est un loser
L’univers de Kei Urana est plus sombre que celui des mangas listés ci-dessus. Par ailleurs la série s’inscrit dans un univers dystopique, une société en marge de notre réalité, un monde de détritus. C’est marrant comme les bouquins se font parfois écho (ce n’est pas la première fois que je le souligne). Ainsi, l’action de Terra nullius de Victor Guilbert, que j’ai chroniqué le mois dernier était dans une décharge. Toutefois, alors que ce roman était un policier,Gachiakuta est plutôt un manga shônen (destiné plutôt aux jeunes garçons donc) SF ou fantastique.
Ce qui fait l’originalité du projet c’est cette pensée centrale selon laquelle chaque objet ayant appartenu longtemps à quelqu’un finirait par se charger d’une pensée, (on les appelle alors des Jinki, des accessoires animés) et partant de là d’une existence propre à laquelle certaines personnes dotées d’un pouvoir particulier (les forgeurs d’âme) sauraient donner vie.
Ainsi les gants de Rudo, seul héritage de son père, sont des Jinki qu’il va devoir apprendre à utiliser en même temps qu’il découvre comment apprivoiser son don de forgeur d’âme.
J’aime bien le second degré écolo qui laisse entendre que la surconsommation est une forme de génocide des objets et que l’utilisation en seconde main est une sorte de super pouvoir…
Reste à voir si la série (15 volumes parus) saura me plaire au delà du premier tome.
En bref
Gachiakuta, de Kei Urana est publié par les éditions Pika.
Le manga de 192 pages est vendu 7,20€.
Tome 1 paru le 21 juin 2023.
