Ornella Nomber fait partie de ces auteurs auto édités dont l’écriture n’a rien à envier à ceux qui œuvrent dans le circuit plus fermé de l’édition traditionnelle.
Après Le prix des bonnes intentions, l’autrice revient avec un roman qui traite à nouveau de maternité mais d’un genre plus particulier cette fois-ci puisqu’il porte sur la GPA, la gestation pour autrui, le recours à une mère porteuse autrement dit.

Le résumé
Si le seul chemin pour fonder une famille était au cœur d’un pays en guerre ?
Laurène n’imagine pas sa vie sans enfant. Après des années de déceptions et de souffrance, le diagnostic est sans appel : elle ne pourra jamais porter de bébé. Son monde s’effondre. Mais Laurène et Idan, son mari, refusent d’abandonner.
Leur quête les mène à Sderot, une petite ville située en Israël. Sur place, ils sont confrontés à un pays complexe et instable qu’Idan a fui, traumatisé, quelques années plus tôt.
Comment construire l’avenir lorsque la menace d’une guerre est omniprésente ?
Au milieu du chaos, peut-on vraiment donner la vie ?
Ce que j’en dis …
J’ai déjà lu d’autres romans traitant de la GPA. La particularité de celui-ci tient à sa situation géographique puisque le couple Laurène/Idan, d’ascendance juive, va profiter de ce privilège pour aller vivre et enfanter en Israël qui offre à ses seuls ressortissants la possibilité d’avoir recours à une mère de substitution.
Comme dans son premier roman, Ornella Number permet au lecteur non juif de se familiariser avec des usages et des fêtes propres au judaïsme à travers des notes en bas de pages pour le moins instructives.
La construction du récit est basée sur un système d’allers et retours dans le temps avec la décision d’avoir recours à la GPA comme point de fixation. Ainsi y a-t-il des chapitres avant, qui racontent principalement les premières années de Laurène en France, peu intéressée par sa judéité, et celles d’Idan qui officie en qualité de soldat dans l’armée israélienne durant ses trois ans de service militaire obligatoire, et sa participation traumatisante aux guerres avec le Liban et la Palestine. Les chapitres après, racontent le parcours médical et humain du recours à la GPA et notamment le partenariat avec Ruth, la mère porteuse, et son mari Yaël, jusqu’à l’accouchement final qui a lieu dans un contexte pénible, dans la ville de Sderot, ville israélienne en bordure de Gaza.
Après la lecture de L’Éden à l’aube de l’auteur palestinien Karim Kattan (elyzad, 2024), Neuf ans et neuf mois donne un autre éclairage sur le conflit israélo-palestinien mais souligne à quel point cette guerre est un drame pour les civils quel que soit le côté de la frontière où ils se trouvent.
L’autrice

Ornella Nomber est née à Paris en 1984. Elle écrit depuis l’adolescence et, à l’approche de ses quarante ans, elle décide de faire connaître ses textes. En 2024, elle publie un premier roman, Le prix des bonnes intentions, une intrigue familiale qui traite de double culture et de maternité. Neuf ans et neuf mois est son deuxième roman.
Elle gère également une newsletter sur les coulisses du processus d’écriture et publie des chroniques sur le #quotidienisraélien. Quand elle n’écrit pas, Ornella passe du temps en famille et gère des projets pour un grand groupe Internet.
En bref
Neuf ans et neuf mois, d’Ornella Nomber est disponible sur Amazon.
Le livre broché de 283 pages est vendu 15,90€.
Paru le 24 novembre 2025.
