Un thriller végétal, un roman vert, ou plutôt un roman noir tirant sur le vert. Telle est la description que l’on pourrait faire de La Botaniste, le nouveau roman de Pierre Gaulon dont je m’étonne encore qu’il soit autoédité.

Le résumé
À la mort de sa mère, Léa hérite de la vieille maison familiale, retirée au cœur du village d’Ortie.
Entre elles, il ne restait rien, sinon une passion commune pour les plantes.
Peut-être cet héritage sera-t-il l’occasion de réparer le passé.
Mais dès les premiers jours, le malaise s’installe.
Des pas dans l’escalier, des vertiges, des morts inexplicables. Hallucinations ? Ou la maison rejette-t-elle simplement celle qui revient après tant d’années ?
À mesure que les souvenirs remontent à la surface, Léa découvre que la froideur de sa mère n’était pas de l’indifférence, mais une attitude destinée à la protéger.
Contre un secret.
Contre la vérité enterrée sous la terre sombre du jardin.
Elle qui savait soigner devra apprendre à tuer.
Ce que j’en dis …
La question que je me pose après la lecture de La Botaniste c’est : « Vous êtes où les éditeurs ? » Non, mais qu’est-ce que Pierre Gaulon fait encore dans le monde de l’autoédition ? Je trouve complètement déplacé que ce bouquin ne trouve pas sa place dans toutes les bonnes librairies. Franchement. Voilà, c’est dit, passons à la suite.
Vous l’avez noté, La Botaniste est un thriller. Un bon. Qui sait faire vibrer le lecteur en utilisant les caractéristiques du genre : des chapitres courts, des fins de chapitre haletantes (le français pour cliffhanger), des fausses pistes, bref un suspens constant et très réussi.
Mais s’ajoute à cela – qui caractérise finalement tous les bons thrillers – un choix lexical axé sur la botanique, riche et magnifiquement déployé, tel un somptueux bouquet dont chaque fleur s’accorderait parfaitement avec chacune de celles constituant l’ensemble. Vous avez capté l’idée.
On s’immerge facilement dans l’histoire de ce jeune couple financièrement démuni qui part s’installer dans la maison familiale héritée après la mort de la maman de Léa. Adrien trouve sa place parmi la communauté rurale, il dégotte un emploi, s’intègre autrement dit. Parallèlement, Léa reste à la maison et elle aussi fait son lot de découvertes, sur cette somptueuse bâtisse, sur sa famille, sur les possibilités insoupçonnées que lui offrent sa formation de botaniste…
Pierre Gaulon nous offre un roman particulièrement réussi, qui mérite un large public.
Cet auteur m’a fait penser à Roger Jon Ellory qui aura du écrire plus de 20 romans avant de connaître enfin le succès.
Est-ce que La Botaniste sera le thriller qui ouvrira à Pierre Gaulon les portes de la renommée ?
L’auteur

Pierre Gaulon est né en 1983 à Salon-de-Provence. Après un bac scientifique, il obtient un Master portant sur les Littératures de l’Imaginaire. Il a écrit une quinzaine de romans dans différents genres littéraires (fantasy, thriller, horreur, jeunesse) et reçu plusieurs prix littéraires.
L’univers de l’auteur est accessible sur son site.
En bref
La Botaniste, de Pierre Gaulon, est disponible sur Amazon.
Le livre broché de 263 pages est vendu 16€.
La version numérique est actuellement disponible au prix de lancement de 0.99€.

Eh bien eh bien j’espère qu’il trouvera la renommée que tu lui souhaite. Je suis tentée à voir si je saute le pas. 😉
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Franchement, à moins d’un euro, ça se tente allègrement.
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