Water : eau ; jail: prison. Le concept est assez dingue : une prison sous l’eau !
C’est l’idée de départ du roman de Gérad Saryan proposé par les éditions M+ : Waterjail.

Le résumé
New York. Face à une montée de la violence, les autorités américaines expérimentent une prison de haute sécurité administrée par l’armée, située à 30 mètres sous le niveau de la mer.
Médecin en chef de cette unité d’exception, Bradley Cayne observe des comportements inhabituels chez certains détenus. Il découvre la présence d’une bactérie mortelle sur la base sous-marine. Malgré le risque d’épidémie, le Pentagone refuse d’évacuer les occupants, les condamnant à une mort certaine.
Bradley est confronté à un choix difficile : se soumettre ou désobéir. Il est certain d’une chose : l’enfer vient de s’ouvrir sous ses pieds.
Ce que j’en dis…
J’ai trouvé le résumé alléchant et la couverture d’une belle sobriété. Je me suis dit que c’est vraiment cool d’être chroniqueur littéraire et je me suis lancé dans Waterjail avec enthousiasme.
Malheureusement, cet enthousiasme a décru au fil des pages particulièrement en raison d’un manque de crédibilité des situations. Soyons clairs : j’ai souvent remarqué cela dans les romans d’action : c’est cinématographique mais ça ne tient pas debout. Et si au cinéma on pardonne parce qu’on s’en prend plein les mirettes, en littérature ça ne fonctionne pas, parce que c’est le lecteur qui doit construire son univers visuel et il le fait avec le même cerveau qui analyse le récit. Au cinéma on ne réfléchit pas forcément, un feu d’artifice c’est beau même si on ne sait pas comment ça fonctionne. Ce n’est pas vrai avec un roman.
Ainsi, les autorités qui décident de cesser d’alimenter la prison, sans qu’on sache pourquoi, ça ne fonctionne pas. La tentative d’assassinat de Madame Cayne sans qu’on sache pourquoi, ça ne fonctionne pas. Ne mentionnons même pas les apnéistes amateurs qui restent plus de six minutes sous l’eau. Je ne dis pas que ce n’est pas possible, je dis simplement qu’on n’y croit pas.
Au final, je reste malheureusement sur ma faim parce que l’idée de départ est vraiment très intéressante et elle aurait pu donner lieu à un bon bouquin d’anticipation. Mais non. Par ailleurs, au risque de spolier, arrivé au bout du livre on n’est pas plus avancé : l’épidémie n’est pas prise en charge et personne ne sait comment gérer les prisonniers. Une conclusion maladroite sous forme de cliffhanger en italique : La partie ne fait que commencer !
Eh non, malheureusement, rien n’a commencé. Même pas l’ébauche d’un frisson d’attente.
Mais comme un avis n’engage que celui qui le donne, que Waterjail a beaucoup plu à d’autres, parce que Gérard Saryan s’est certainement donné beaucoup de mal et que je ne veux pas lui faire de la peine, voici d’autres avis plus élogieux qui pèsent aussi lourd que le mien (voire plus) :
L’auteur

Gérard Saryan est un romancier lyonnais.
Dans ses thrillers, il nous ouvre la boîte noire de son imaginaire, en observateur averti de notre société et de ses travers.
Passionné d’histoire et grand admirateur de Jules Verne, Gérard Saryan se révèle un conteur hors pair, donnant vie à des personnages singuliers et attachants.
Waterjail est son premier roman chez M+ Éditions.
En bref
Waterjail, de Gérard Saryan, est publié par les Éditions M+.
Le livre broché de 300 pages est vendu 19,90€.
Paru le 22 janvier 2026.
