Ne faites plus d’études, apprendre autrement à l’ère de l’IA de Laurent ALEXANDRE et Olivier BABEAU

J’aime les gens qui n’ont pas la langue dans leur poche et qui ne pratiquent pas la langue de bois. Mais là, je ressens comme un petit goût de Terminator au sens philosophique du film, et non pas le versant blockbuster …quoique….

Résumé

Ah ! L’Intelligence Artificielle. L’IA pour les intimes. Voici un essai sur le sujet des études supérieures à l’ère de l’IA. Mais pas que. Laurent ALEXANDRE et Olivier BABEAU analysent tout le contour et nous font un rendu incisif, cruel, libérateur parfois, noir souvent.

Ce que j’en dis

Un peu alarmiste cet essai, non ? Ce n’est que le point de vue des 2 auteurs qui oublient ou minimisent d’autres paramètres, notamment de relations humaines. Ils ne voient le monde qu’à travers le prisme IA/pas IA et oublient la famille, les amis, les balades en forêts …. Bref. L’HUMAIN ! D’ailleurs, ce livre n’est pas résumable, je préfère donc vous livrer quelques extraits et …allez j’avoue : j’en ai recopié plusieurs, à titre personnel, qui font tout de même 5 pages Word !

Le modèle « j’étudie, puis je travaille » est mort.

Pour Donald Trump, l’urgence absolue est de tout faire pour bénéficier de la meilleure IA car elle confère le pouvoir militaire et économique.

Il s’agit de savoir qui contrôlera l’intelligence au XXIe siècle. Ce sont les milliardaires propriétaires des IA.

L’IA est une dépossession discrète, opérée sous le voile du service rendu, procédant par petites touches. Elle rend obsolète en douceur. Gentiment. Juste une glissade imperceptible vers l’inutilité. Avec notre assentiment et notre pleine coopération. Le piège est irréversible. Plus l’IA progresse, moins les humains apprennent. Pourquoi apprendre puisque l’IA fera mieux ?

La fascination pour le diplôme est une pathologie culturelle spécifiquement française. La France s’est longtemps racontée que le diplôme était une clef magique ouvrant toutes les portes.

La menace n’est pas tant que l’IA pense à notre place. Elle est qu’elle nous fasse croire que nous pensons encore.

Si vous êtes déjà fort, elle vous rend plus fort. Si vous êtes faible, elle vous rend dépendant et pire encore, elle vous affaiblit davantage.

La vraie menace n’est pas seulement l’IA. C’est notre propre paresse.

Nous ne disons pas qu’il ne faut plus apprendre, bien au contraire. Ce que nous disons, c’est qu’il faut cesser de croire qu’une formation initiale, si brillante soit-elle, suffira pour la vie.

Nous faisons face à un effondrement invisible mais profond : celui de l’attention, de l’exigence, du goût de l’effort intellectuel.

Et ma/notre préférée, n’est-ce pas :

Pour apprendre, on n’a rien trouvé de mieux que les livres. Bien sûr on n’y apprend pas tout. Lisez. Sur papier ou tablette. Dans le silence. Par tranche d’au moins 30 mn. Une heure de lecture sérieuse par jour. Un point de passage aussi obligé que l’activité physique.

Bonus

Je continuerai à suivre Olivier BABEAU dont j’avais lu « l’ère de la flemme » où il était déjà bien piquant sur le sujet de l’attention, de la volonté personnelle.

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