J’avais eu le privilège de découvrir ce manga à l’occasion d’une masse critique organisée par Babelio. Comme j’avais bien aimé le premier tome je me suis mis à guetter plus ou moins régulièrement la sortie du deuxième et comme il est paru je me suis empressé de le lire.

Le résumé
Fumiya Tomozaki est imbattable aux jeux vidéo, mais pour le reste, c’est un véritable loser. Un jour, Aoi Hinami, sa camarade de classe qui excelle dans tous les domaines, lui propose de le coacher pour améliorer son existence. Elle le met au défi de se trouver une petite amie en moins d’un an ! Fumiya va devoir affronter les difficultés de la vie réelle et s’adonner à un jeu totalement inédit pour lui : la séduction…
Comme première cible potentielle, Aoi lui présente Fûka Kikuchi, une jeune fille très gentille, mais extrêmement réservée, qui possède une aura mystérieuse et envoûtante. Mais elle le force en même temps à s’entraîner à l’art de la discussion avec Yuzu Izumi, l’une des filles les plus populaires du lycée. Notre Fumiya se retrouve plongé dans une sorte de jeu de simulation… Reste à savoir comment il va s’en sortir ! Lui qui n’est qu’au début de son apprentissage, va-t-il réussir cette mission difficile et parvenir à maîtriser les arcanes de la communication ?!
Ce que j’en dis…
Avouons que ce shonen n’est clairement pas de mon âge, et pourtant j’aime vraiment bien le début de cette série.
Sans doute mes arguments différeront-ils de ceux d’un lecteur adolescent mais en ce qui me concerne je salue cette ode à la communication en face à face. Il me semble que la nouvelle génération est polluée par une dépendance aux réseaux sociaux et que cette forme moderne de communication l’empêche de s’épanouir dans ce que l’échange entre individus a de plus fondamental : la communication directe. Pas celle qui consiste à s’envoyer des messages, des vidéos ou des émojis au moyen d’une application choisie mais celle qui revient à parler à une personne physiquement, face à face. Le concept est peut-être un peu démodé mais il a le mérité d’être universel et intemporel. Il permet aussi de savoir un peu mieux à qui on a affaire.
Et ce qui parait dans le manga mis en image par Eito Chida, c’est que l’art de la communication permet aussi de mieux se connaître soi-même. Alors que les gourous du développement personnel donnent à penser que le nombrilisme est la clé du bonheur, Tomozaki-kun est un loser ! propose une autre alternative beaucoup plus saine, l’épanouissement de soi à travers son intérêt sincère pour les autres.
Voilà donc un manga qui me semble singulièrement intéressant au milieu d’une production plus axée sur la violence et le spiritisme, une série facile à aborder et peut-être pas aussi superficielle qu’elle en a l’air.
Tomozaki-kun est un loser ! Tome 2 de Eito Chida est édité par Delcourt.
Le manga de 224 pages est vendu 8,50€.
Paru le 28 août 2024.

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