Haruki Murakami est incontestablement un des auteurs japonais contemporains les plus célèbres et les plus lus à travers le monde. Il compte un grand nombre d’admirateurs qui attendent avec une certaine fièvre de lire chacune de ses nouvelles parutions. Je ne suis sans doute pas le plus fiévreux d’entre eux mais je dois avouer que je suis pourtant du nombre.
C’est ainsi que lorsque j’ai su que Belfond allait sortir en janvier le nouveau roman de l’auteur je me suis inscrit en précommande pour le lire parmi les premiers (sachant que je n’ai pas de partenariat en tant que chroniqueur avec cette prestigieuse maison d’édition).
J’ai achevé aujourd’hui ma lecture de La cité aux murs incertains.

Le résumé
Tu dis : « La Cité est entourée de hauts murs et il est très difficile d’y pénétrer. Mais encore plus difficile d’en sortir.
-Comment pourrais-je y entrer alors ?
-Il suffit que tu le désires. »
La jeune fille a parlé de la cité à son amoureux. Elle lui a dit qu’il ne pourrait s’y rendre que s’il voulait connaître son vrai moi.
Et puis la jeune fille a disparu.
Alors l’amoureux est parti à sa recherche dans la Cité. Comme tous les habitants, il a perdu son ombre. Il est devenu liseur de rêves dans une bibliothèque.
Il n’a pas trouvé la jeune fille. Mais il n’a jamais cessé de la chercher…
Avec son nouveau roman si attendu, le Maître nous livre une œuvre empreinte d’une poésie sublime, une histoire d’amour mélancolique entre deux êtres en quête d’absolu, une ode aux livres et à leurs gardiens, une parabole puissante sur l’étrangeté de notre époque.
Ce que j’en dis…
Jamais je n’ai été déçu en lisant Haruki Murakami. J’aime ses univers oniriques, le rythme lent de sa narration, les répétitions dont il use avec charme, j’aime son style et sa plume.
J’ai retrouvé tout cela, tout ce que j’aime, dans La cité aux murs incertains. Par moments j’avais même l’impression que ce que je lisais avait un rapport direct avec ma propre existence, avec ses menus bouleversements.
J’ai aussi beaucoup aimé chacun des personnages de ce roman et bien entendu cette fameuse cité si étrange, si différente des autres.
Mais j’ai la triste impression que je suis passé à côté du plus important dans ce livre, la fameuse parabole puissante sur l’étrangeté de notre époque dont parle le résumé.
Au bout du compte je me dis que j’ai incontestablement passé un bon moment de lecture mais aussi que, comme le prouve assez bien la brièveté de mon avis, je me trouve assez incapable de raconter l’histoire et même d’en définir le sens. Pourtant je suis un lecteur généralement attaché au second degré et j’aime à décoder le message indirect, soit qu’il s’agisse d’une intention de l’auteur, soit qu’il s’agisse d’une interprétation du lecteur que je suis.
Or, La cité aux murs incertains ne me permet pas immédiatement de comprendre l’intention de l’auteur (j’avoue que sous ce rapport j’attendais beaucoup de la postface), pas plus que ce roman ne m’offre la possibilité de me livrer à une interprétation personnelle.
J’en ressors donc avec un sentiment étrange, qui n’est pas de la déception, mais qui me laisse un goût d’inabouti. Je ne sais pas précisément ce qu’en diront les autres lecteurs mais ce n’est pas à ce jour mon roman préféré de l’auteur.
Il n’en demeure pas moins que je me précipiterai certainement sur le prochain et que je me réjouis d’avoir encore deux romans de l’auteur dans ma PAL.
La cité aux murs incertains, de Haruki Murakami est édité par Belfond.
Le livre broché de 560 pages est vendu 25€.
Pau le 2 janvier 2025.
