Tomozaki-kun est un loser ! Tome 3, de Eito Chida

Déjà le troisième tome des aventures de ce collégien no life coaché par la fille la plus populaire de l’école. Les deux premiers volumes allaient dans la même direction, il y a ici quelques menus changements. Mais la série commence donc à prendre un peu d’épaisseur.

Le résumé

Fumiya Tomozaki est un génie des jeux vidéo mais un gros nul dans la vraie vie. Un jour, Aoi Hunami, la fille la plus brillante de son lycée, décide de l’entraîner, afin qu’il devienne la meilleure version de lui-même. Peu à peu, le jeune homme parvient à remplir les missions qui lui sont confiées et commence à se rapprocher du cercle très fermé de l’élite de son établissement scolaire.

Pendant ce temps, Aoi brigue le poste de présidente du conseil des élèves. La candidature de la demoiselle n’étonne personne, tellement elle est douée. En revanche, la surprise est totale lorsque Mimimi, sa meilleure amie, décide d’endosser le rôle de la candidate adverse ! Bien sûr, Mimimi a, elle aussi, une forte personnalité, mais a-t-elle une chance de battre Aoi ? On parle quand même de la meilleure élève du lycée ! Qu’est-ce qui a bien pu la pousser à choisir d’affronter sa camarade ?

Ceci marque le début d’élections étudiantes particulièrement mouvementées !

Ce que j’en dis…

Je suis très étonné de constater à travers les chiffres publiés sur Babelio que Tomozaki-kun est un loser ! ne connait pas un démarrage fulgurant. Le premier tome n’a pas eu beaucoup de succès, le deuxième pas davantage et à ce jour il semble que je sois le premier lecteur Babelio à le lire.

Pour ma part je me suis pris de sympathie pour le jeune Fumiya Tomozaki qui reprend sa vie en main un peu malgré lui.

Alors que dans le premier tome on faisait la connaissance des deux principaux protagonistes de la série et des enjeux du manga, à savoir la nécessité de construire une vie sociale dans le monde réel au lieu de vivre par procuration derrière des écrans, le deuxième tome continuait sur la lancée à travers le coaching de plus en plus précis de Aoi Hunami.

Dans ce troisième volet j’ai l’impression que l’on passe à la vitesse supérieure. Fumiya prend de plus en plus d’assurance et il va même être le président de campagne de Mimimi qui se présente face à Aoi pour le mandat de la présidence du conseil des élèves de leur lycée commun.

Autant dire qu’on est déjà loin de l’adolescent effacé et presque invisible du premier tome de la série. Il n’est plus simplement question d’exister socialement mais déjà de développer du leadership.

Je suis donc un peu surpris par la rapidité à laquelle la série évolue mais en conséquence je suis très curieux de savoir ce qui va arriver dans les tomes suivants puisque j’ai du mal à me projeter. Si les choses vont si vite de nouveaux enjeux vont probablement apparaitre et bouleverser peut-être la vision première du simple coaching social.

Pour ce qui est du dessin, il est très agréable, les visages sont ronds et les yeux doux. Par ailleurs, les corps des jeunes filles ne sont par hypersexualisés comme c’est malheureusement souvent le cas dans certains mangas pourtant destinés à la jeunesse.

Le quatrième tome sort à la fin du mois, je vais donc le guetter, en espérant que Tomozaki-kun est un loser ! ne soit pas victime de son insuccès mais qu’il connaisse simplement un départ un peu lent.

Tomozaki-kun est un loser ! Tome 3, de Eito Chida est publié par les éditions Delcourt.
Le manga de 192 pages est vendu 8,50€.
Paru le 22 janvier 2025.

4 commentaires

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