Cap-aux-Esprits, de Hervé Gagnon

Depuis que j’ai découvert les éditions M+, je ne cesse d’être surpris par le caractère hétéroclite de leur ligne éditoriale.

Le petit dernier qui a été confié à ma lecture est un roman jeunesse vaguement horrifique signé Hervé Gagnon à qui on devait déjà Demonica chez le même éditeur. Il s’intitule Cap-aux-Esprits.

Le résumé

Pour Simon, quinze ans, l’emménagement à Cap-aux-Esprits représente un nouveau départ avec sa famille après des années difficiles.

Pourtant, dès leur arrivée dans la vieille maison, des phénomènes inquiétants surgissent : des visions troublantes, une mystérieuse jeune fille et un puits envoûtant réveillent des forces sombres qui s’immiscent dans leurs esprits et leurs relations.

À mesure que la maison révèle ses secrets, chacun doit affronter ses peurs les plus profondes. Une force obscure semble s’être emparée des lieux et elle ne les laissera pas partir si facilement…

Du haut de ses quinze ans, Simon sera-t-il capable de percer à temps les mystères de la maison avant qu’Elle ne les consume tous ?

Ce que j’en dis…

D‘Hervé Gagnon je connaissais Demonica (M+, 2024) qui m’avait déjà marqué par son côté horrifique, voire gore.

Avec Cap-aux-Esprits, il revient avec une histoire d’épouvante assez classique puisque son récit traite d’une maison hantée dans laquelle vont venir habiter une jeune veuve et ses deux enfants parmi lesquels Simon, un adolescent « difficile ».

On pense immanquablement à Stephen King et aussi à la collection Chair de poule. On est effectivement dans un genre horrifique mais à destination d’un jeune lectorat. Donc il n’y a rien de gore dans Cap-aux-esprits, rien de véritablement monstrueux, mais des ingrédients connus et efficaces inhérents au thème de la maison hantée.

Pour ma part, bien que je ne sois pas un grand amateur du genre, j’ai été intrigué par l’amitié que Simon développe avec Fred, une jeune habitante du village, comme lui adepte de skate et portée sur un look emo gothique. Pas vraiment une histoire d’amour, mais les jeunes émois de Simon sont narrés avec fraicheur et chasteté et c’est un aspect qui m’a particulièrement plu.

À noter qu’Hervé Gagnon est québécois et que le vocabulaire employé porte le charme de la francophonie outre-Atlantique, ce qui est parfois déstabilisant pour certains si j’en crois d’autres critiques lues ici ou là. En ce qui me concerne j’y vois plutôt une valeur ajoutée.

Pour le reste Cap-aux-Esprits est donc un classique du genre écrit par un auteur qui maitrise parfaitement ses gammes.

L’auteur

Hervé Gagnon est né le 26 août 1963 à La Baie, au Québec. Il détient une maîtrise et un doctorat en histoire ainsi qu’une maîtrise en muséologie. Après avoir enseigné ces deux matières dans diverses universités québécoises et travaillé comme muséologue pendant vingt-cinq ans, il se consacre désormais exclusivement à l’écriture.

Sa série Damné s’est vendue en francophonie à plus de 215 000 exemplaires.

Cap-aux-Esprits, d’Hervé Gagnon est publié par les éditions M+.
Le livre broché de 248 pages est vendu 21,90€.
Paru le 22 mai 2025.

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