Le dernier thriller norvégien, de Luc Chomarat

Après avoir découvert Luc Chomarat en lisant Le Livre de la rentrée, j’ai décidé de compléter la trilogie Delafeuille à rebours et j’ai donc eu le plaisir de savourer le second opus.

Notons au passage que le deuxième tome de la trilogie est le deuxième tome qu’on lise la trilogie dans l’ordre normal ou dans l’ordre inversé.

Et comme par hasard, c’est le cas uniquement avec le deuxième tome …

C’est incroyable l’effet d’une balise html italique quand on y pense.

Le résumé

Delafeuille, l’éditeur parisien, débarque à Copenhague pour y rencontrer le maître du polar nordique, au moment même où la police locale est confrontée à un redoutable serial killer : l’esquimau. Coïncidence ? A peine installé à l’hôtel avec le dernier roman de l’auteur, Delafeuille découvre que la réalité et la fiction sont curieusement imbriquées… et qu’il pourrait bien être lui-même, sans le savoir, un personnage de ce thriller nordique.

Tueur fou, flics au bord de la crise de nerfs, meubles Ikéa, livre à tiroirs, tempête de neige, ours polaires, Sherlock Holmes et la petite fille aux allumettes : Luc Chomarat nous livre une épopée littéraire jubilatoire, un tour sur le grand huit où le rire el dispute au vertige.

Ce que j’en dis …

Que les choses soient claires entre nous : je ne situerai pas mon avis sur ce bouquin en le comparant au Livre de la rentrée puisqu’on n’est pas censé lire une trilogie dans le désordre, et je ne le situerai pas non plus en le comparant à L’espion qui venait du livre puisque je ne l’ai pas encore lu.

On va faire comme s’il s’agissait d’un one shot ? Ben oui, sauf qu’on sait que non.

J’ai beaucoup aimé Le dernier thriller norvégien.

J’y ai beaucoup ri, parfois au point de refermer le livre pour ne pas avoir l’air fou aux yeux des personnes autour de moi lorsque je l’ai lu dans des lieux publics. En effet, Luc Chomarat amuse le lecteur, peut-être (sans doute) s’amuse-t-il avec lui et même si l’histoire demeure une sorte de thriller, il en est aussi une forme de parodie fort originale.

Je ne sais pas si c’est le cas pour tous ses livres, il faudrait que j’en lise encore une quinzaine pour me faire une idée plus exacte à ce sujet, mais il semblerait que l’auteur donne volontiers dans le méta roman (un roman qui traite de lui-même autrement dit et pour simplifier).

Cette proposition m’est extrêmement sympathique et me donne un goût de reviens-y assez irrésistible.

Luc Chomarat se joue des clichés et des idées reçues, les dénonce, jongle avec, donnant l’illusion d’une grande facilité dans l’accomplissement de son oeuvre.

Une voix d’une grande originalité, une proposition qu’on ne pourra plus jamais copier à moins de donner à penser qu’on fait du Chomarat.

En attendant, je me réjouis grandement de savoir L’espion qui venait du livre dans ma PAL et Luc Chomarat définitivement dans mes radars.

Le dernier thriller norvégien, de Luc Chomarat est édité par La Manufacture de livres.
Le livre broché de 208 pages est vendu 16,90€.
Paru le 6 juin 2019.

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