Sortie en salle : 8 décembre 2021
Réalisateur: Steven Spielberg
Film légendaire, monument du cinéma américain, pourtant toujours resté en dehors de ma liste de vœux. Il aura fallu attendre que le grand Steven Spielberg décide de jeter son dévolu sur cette œuvre à l’aube des années 2020, et lui donne à nouveau vie sur grand écran, pour enfin susciter mon désir, et ainsi découvrir son histoire, ses enjeux, et le tragique qui la caractérise.
Si je ne suis pas le plus grand des connaisseurs, j’avoue avoir un petit faible pour les comédies musicales bien amenées. Toutes ne se valent pas, mais je dirais que certains classiques font vraiment partie de ces films qui ont bercé mon enfance, et peut-être même façonné une part de mes projections sentimentales. Parmi eux, je citerais quelques monuments chers à mon cœur: La mélodie du bonheur (Disney 1965), l’excellent spectacle Roméo & Juliette (2001), et beaucoup plus récemment La La Land (2016).
Certains classiques du genre peuvent aussi me faire fuir très loin. Je n’ai par exemple jamais pu regarder jusqu’au bout le spectacle Notre Dame de Paris à cause de ses chansons répétitives et grandiloquentes.
Mais revenons à notre quartier de la côte Est.

Il est impossible de ne pas voir une immense filiation entre cette œuvre et Roméo & Juliette. West Side Story est une transposition de la même histoire, réemballée dans un papier américain: guerre de gangs, lutte des classes, rêve américain et racisme.
Si certains pourraient crier au scandale, je ne vois aucun inconvénient à cela. En tout cas, si a l’heure ou j’écris ces lignes, mon cerveau a pris le dessus pour analyser, lors du premier visionnage, c’est mon cœur qui s’est laissé embarqué, sans même faire l’association entre les deux récits. Ce qui m’a certainement préservé quelques suspens pour l’avancée de l’intrigue. Je n’en dirais pas plus pour tenter de ménager quelques surprises à ceux qui ne connaitraient ni l’une ni l’autre de ces histoires. Mais au-delà de ça, c’est une évidence que beaucoup de récits s’empruntent les unsaux autres depuis la nuit des temps. En son temps, Avatar avait fait couler beaucoup d’encre sur son récit très ressemblant à celui de Pocahontas, ou Danse avec les Loups, Iron-man 3 ressemblait beaucoup à l’intrigue des Indestructibles.
Cela fait se poser la question de l’originalité. Pour ma part, je crois que ce n’est pas tant le fond d’un récit mais la forme que choisit de lui donner son metteur en scène qui va nous faire aimer son œuvre. D’un bloc de granit identique, deux artistes sauront faire jaillir deux sculptures radicalement différentes.
Mais alors que dire de ce remake? Etait-ce nécessaire?
Je dirais que oui. J’en suis d’ailleurs une preuve vivante. Cela m’a permis de découvrir, mais pas seulement. Des quelques images visionnées de la version 1961, il me semble que la réalisation de Spielberg, évidement aidé par de nombreuses technologie modernes, apporte un vrai plus.

Les séquences de danse sont bien plus immersives et dynamiques. La réalisation est travaillée, bien pensée pour sublimer les décors, des chorégraphies époustouflantes. Les musiques réorchestrées sont belles et donnent du corps au récit. Un casting bien choisi: de belles gueules, mais aussi des visages expressifs laissant instantanément une trace dans notre esprit.
Et cerise sur le gâteau, la fin m’a même arraché une petite larme. J’ai donc grandement apprécié ma séance, et ne peux que vous encourager à le voir.
Cinéphilement vôtre.
Disponible en VOD sur la plateforme Disney+, avec abonnement.

Je n’ai vu ni l’un ni l’autre mais je trouve tes propos très justes notamment sur la question de l’originalité.
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Merci pour ton commentaire 😉 ah ben il va falloir y remédier alors 😝
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