Les manga, c’est un peu comme les pistaches : quand on en prend une, il est pratiquement impossible de ne pas en prendre une deuxième, puis une troisième et quand finalement on arrête ce n’est pas le plaisir qui diminue mais la raison qui prend le dessus.
Ainsi, après avoir lu le premier tome de Gachiakuta, il me semble simplement évident de lire la suite de la série, à mois que mon plaisir diminue.

Le résumé
Les « déchets » engloutis par l’abîme finiront par remonter à la surface…
Après avoir été accusé d’un meurtre qu’il n’avait pas commis, Rudo a été jeté dans l’abîme où sont envoyés tous les déchets de la société. Sauvé de composites monstrueux par Enjin, Rudo a accepté d’aider les nettoyeurs dans leur mission le temps de trouver un moyen de retourner dans la cité des cieux. Il a cependant encore beaucoup à apprendre s’il veut pouvoir véritablement aider l’organisation. La maitrise de son jinki laisse en effet fortement à désirer, et le moins qu’on puisse dire, c’est que sa relation avec son mentor, Zanka, n’est pas partie d’un bon pied. Le chemin est encore long avant que Rudo puisse assouvir sa vengeance…
Ce que j’en dis…
Si le premier tome de Gachiakuta m’avait surtout botté par son originalité, ce deuxième tome commence à m’accrocher un peu plus. Rudo commence à comprendre de mieux en mieux dans quel genre d’univers hostile il a été jeté, il cherche à maitriser son jinki, mais surtout il rencontre de nouveaux personnages qui, eux, sont déjà bien familiarisés avec l’abîme.
Certains sont, comme Rudo, des forgeurs d’âme qui possèdent le pouvoir d’animer leur jinki ou d’en tirer le pouvoir, et d’autres sont de simples auxiliaires, sans capacité particulière, mais dotés d’un ardent désir de vaincre les composites, ces conglomérats d’ordures qui prennent corps et vie et luttent contre les nettoyeurs.
Comme souvent (toujours ?) dans les shonen, les scènes de combat sont inévitables et ce n’est pas ce qui me séduit le plus. Toutefois, elles donnent lieu ici à une évolution des personnages, pas seulement dans leur maitrise des arts martiaux mais surtout dans la découverte de leurs qualités humaines et de leurs limites.
Ainsi, on découvre dans ce second tome que Rudo est décidément un brave petit qui refuse l’esprit de caste qui règne dans le clan des nettoyeurs où les forgeurs d’âme manifestent une certaine condescendance à l’égard des auxiliaires, mais aussi que son pouvoir est certainement beaucoup plus grand que ce qu’il imagine…
Kei Urana est en train de façonner un personnage central dont on sent bien qu’il va devenir un meneur d’hommes mais aussi une galerie de personnages secondaires dont on a envie de faire plus ample connaissance.
C’est donc un pari gagné pour ce deuxième tome de Gachiakuta qui m’a vraiment donné envie de découvrir la suite de la série.
L’autrice

Urana Kei est une mangaka japonaise qui a fait ses débuts en tant qu’assistante d’Atsushi Okubo (auteur de Soul Eater, Fire Force). Ce dernier l’a notamment annoncé comme sa successeur. Son premier manga, Gachiakuta, est actuellement publié dans le Weekly Shonen Magazine.
En bref
Gachiakuta tome 2, de Kei Urana, est publié par les éditions Pika.
Le manga de 192 pages est vendu 7,20 €.
Paru le 21 juin 2023.
