Depuis maintenant presque deux ans que je vis avec un chat, il me semblait évident que je finirai par lire ce genre de livres qu’on dirait spécialement écrits pour les amoureux de la gente féline.

Le résumé
Bienvenue à la Clinique psychologique Nakagyô. Un centre de soins situé au cœur de Kyôto, au fond d’une ruelle sombre, particulièrement difficile à trouver. Assisté de son infirmière Chitose, le docteur Nike y reçoit des patients de tous horizons. Sa particularité ? Ne pas prescrire des médicaments, mais… des chats !
Un jeune homme harcelé au travail, un père de famille désemparé, une mère qui a du mal à communiquer avec sa fille et une créatrice de mode trop perfectionniste vont en faire l’expérience. Que leur révéleront ces êtres capricieux et délicats, exigeants mais si charmants ?
Et si les traitements prenaient des formes totalement inattendues ?
Ce que j’en dis…
J’aime les chats (surtout le mien, si j’ose le qualifier de tel), j’aime la littérature japonaise, mais j’aime moins les best-sellers (ce qui ne m’empêche toutefois pas d’en lire). Mais soyons honnête : j’ai d’abord acheté Chats sur ordonnance pour ma tendre épouse que je rêve de voir lire plus souvent. Comme elle est folle de Ti’yeul (notre chat s’appelle Ti’yeul, ce nom a une histoire) j’ai supposé que ce livre lui plairait. Et j’ai pu le vérifier en le lisant avant elle en définitive.

Ti’yeul © Christophe Gelé
Je m’attendais à lire un roman particulièrement mièvre mais ce ne fut pas le cas. Tant le fond que la forme m’ont fait penser à Tant que le café est encore chaud, de Toshikazu Kawaguchi. Cependant, Syou Ishida est beaucoup plus terre à terre même si la réalité connait parfois quelques distorsions bienvenues.
Par ailleurs, même si Chats sur ordonnance est un roman, il n’est pas exclu de le considérer un peu comme un recueil de nouvelles dans la mesure ou chaque patient (voir résumé) fait l’objet d’une histoire séparée dans le livre. Autant dire qu’il y est question de cinq expériences de relation avec des chats, lesquels font irruption dans la vie des protagonistes sur prescription médicale. C’est certes un peu répétitif mais aisément supportable puisque chaque cas est singulièrement différent des autres.
J’ai surtout aimé la fin, quand la réalité est un peu plus malmenée. La clinique Nakagyô est accessible à certaines personnes seulement, la porte est parfois très difficile à pousser ou bien elle s’ouvre au contraire très aisément. Le docteur et son assistante sont peut-être un psychologue et son assistante, ou ils sont un vétérinaire et une geisha, ou encore sont-ils eux-mêmes des chats sous forme humaine ; voilà une ambiance un peu étrange qui me convient parfaitement.
Sinon, il n’est pas malvenu ni malintentionné de dire que Chats sur ordonnance est un roman de littérature feel good à la nippone qui plaira aussi bien aux lecteurs de feel good qu’aux amateurs de littérature japonaise, et qui satisfera bien entendu les amoureux des chats !
L’autrice

Syou Ishida est une romancière japonaise. Elle a commencé à écrire de la fiction alors qu’elle travaillait dans une entreprise de télécommunications. En 2014, son premier roman, Tomato Sensei, a remporté le Grand Prix Japan Love Story. Chats sur ordonnance est un best-seller au Japon.
En bref
Chats sur ordonnance, de Syou Ishida, a été initialement publié aux éditions Albin Michel.
La traduction française est de Diane Durocher.
Le livre broché de 320 pages est vendu 19,90€.
Paru le 25 septembre 2024.
Existe aussi en poche (Le livre de Poche) à 8,90€.
