Encore une belle découverte occasionnée par le réseau des bibliothèques de Mulhouse à l’occasion d’un évènement futur dont je vous parlerai en temps voulu (mais je suis persuadé que certains ont déjà compris de quoi il s’agit), mais ce n’est qu’un détail puisque de toute façon ce roman mérite une chronique quelle que soit la circonstance !

Le résumé
IL Y A CE QU’ON VOUS A RACONTÉ, CE QUE VOUS AVEZ COMPRIS,CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS CRU…
ET PUIS IL Y A LA VÉRITÉ.
Lundi dernier, le père de Damien s’est jeté du haut de la baie des veuves, cette falaise d’où les femmes guettaient autrefois le retour des bateaux de pêche.
Damien se met donc en route pour régler les funérailles, tentant en vain d’éprouver de la tristesse. Durant l’été 1995, ce père qu’il aurait voulu aimer est devenu un meurtrier, les contraignant sa mère et lui à déménager à l’autre bout de la France car la ville entière maudissait leur nom. Damien n’est jamais revenu. La seule lumière dans ce pèlerinage douloureux est qu’il va revoir Oriane, son amour d’enfance.
Mais arrivé dans le quartier des pêcheurs désormais à l’abandon, Damien découvre dans la parka de son père une photo qui remet tout en question… Et si la vérité sur l’été 1995 était tout autre?
Ce que j’en dis…
Qu’on se le dise, la bibliothèque municipale (souvent gratuite mais jamais onéreuse) est vraiment l’endroit idéal pour faire de belles découvertes sans risque et à peu de frais.
Ainsi, ce livre dont la couverture en librairie n’aurait pas suffit à attirer mon attention, d’un auteur que je ne connaissais pas (je mesure l’ampleur de mes lacunes jour après jour) et dont le résumé ne m’aurait pas enthousiasmé plus que ça.
Mais comme j’avais à le lire, je l’ai lu. Et ce fut un régal!
J’avoue que le contexte y est pour quelque chose : fait exceptionnel, j’en ai lu les deux tiers à voix haute. Non pas que j’eus à me livrer à quelque exercice contraignant mais il arrive parfois que je lise des passages de mes lectures en cours à ma chère épouse. Or, le passage en question lui a plu, elle m’a enjoint de continuer et comme nous étions en vacances, nous avons profité des moments de calme pour poursuivre notre lecture ensemble jusqu’au dénouement de l’histoire.
Elle a donc apprécié autant que moi.
Ce petit Damien qui a une quarantaine d’années à vue de pif lorsqu’il apprend le décès de son père réagit d’abord avec une haine impressionnante, allant jusqu’à cracher sur la tombe paternelle. On devine aisément qu’il y a de solides raisons à cela mais une il faudra attendre presque la fin du premier quart pour comprendre lesquelles.
Jérôme Loubry nous emmène régulièrement a l’époque de l’adolescence de Damien pour nous éclairer sur ce passé pénible qui le traumatise : ses amis d’enfance, ses premières amours, ses premières inimitiés également et ce père, pas tendre.
Le personnage qui détient la clé du passé est un flic, Franck, un ancien pécheur qui fut l’apprenti du père de Damien et qui a entrepris de se livrer à une enquête très personnelle afin de réhabiliter la mémoire de celui qui l’aura soutenu dans ses rêves de policier.
Franck, petit à petit, livrera à Damien des faits concernant son père dont il n’avait jamais rien su. Et ce père honni retrouvera peu à peu sa dignité dans la pensée de son fils désormais orphelin alors que certains de ses proches tant aimés prendront des aspects inquiétants.
Le Chant du silence est donc à la fois un livre policier et un thriller psychologique dont l’action se situe dans un port de pêche à l’ambiance caractéristique (pour autant que je puisse en juger).
J’y ai absolument tout aimé et si le temps ne me permet pas de me pencher sur les nombreux livres déjà écrits par Jérôme Loubry, je serai certainement à l’affût des prochains.
Je les lirai peut-être à voix haute à mon épouse, de la première page à la dernière.
Le Chant du silence de Jérôme Loubry est édité par Calmann-Lévy.
Le livre broché de 400 pages est vendu 21,90€.
Paru le 4 janvier 2023.

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