Il y a les inconditionnels des polars de Fred Vargas, dont je fais partie et autant vous le dire, j’ai lu tout ce qu’elle a publié !
Ma PAL était pourtant déjà assez haute, surtout après mon passage au forum du livre de St Louis, rendez-vous incontournable… Pourtant, je n’ai pu m’empêcher de dévorer le dernier paru, lecture bouclée en trois soirées tant elle se révèle addictive, ceux qui aiment comprendront…

Résumé :
– Vous avez regardé les photos, Danglard ? De la scène du crime ? demanda Adamsberg.
– Cela va de soi.
– Et donc ? Cela vous dit quelque chose ? Parce qu’à moi, oui.
– Tiens. Et cela vous raconte quoi ?
– Mais justement, rien. C’est quelque chose que je ne sais pas alors que cela me dit quelque chose. Donc ?
– Aucune idée.
– Faites un effort, nom d’un chien.
– Désolé, commissaire, dit Danglard avec une pointe d’indifférence.
– Bien. Réunion plénière dans quinze minutes. Il nous faut comprendre.
– Comprendre quoi ?
– Mais le quelque chose, commandant. On commence par là.
Ce que j’en dis :
Pour le coup et contrairement aux deux polars précédents, Quand sort la recluse suivi de Sur la dalle, où j’avais assez rapidement découvert l’auteur(e) des meurtres, cette fois avec Une unique lueur, Fred Vargas m’a bien baladée car jusqu’à la toute fin, j’ai cogité de concert avec le fameux commissaire Adamsberg et son équipe de la brigade criminelle du 13ème arrondissement de Paris.
Pour ce qui est de l’intrigue, je n’en dirai pas plus rassurez-vous, si ce n’est que sévit un tueur de belles jeunes femmes, selon une mise en scène peu commune, qui donne du fil à retordre à la crim et l’amènera à mener l’enquête jusqu’en Californie.
Celles et ceux qui connaissent déjà retrouveront les membres de cette brigade hétéroclite, composée de personnages singuliers mais ô combien attachants, mais aussi les dialogues truculents qui sont la marque de fabrique de ces romans. Sans parler de l’érudition dont Fred Vargas gratifie ses lecteurs, quoiqu’un peu moins que dans les précédents, puisqu’en plus d’être romancière à succès, elle est avant tout chercheuse au CNRS.
Pour les autres, celles et ceux qui vont découvrir ces personnages dont les méthodes de travail, peu orthodoxes, finissent tout de même par aboutir à la résolution d’affaires complexes, ils suivront les avancées de l’enquête dans la salle du Concile où tout ce beau monde se réunit face à Adamsberg et ses fulgurances intuitives ou/et ses intuitions fulgurantes. Lui a besoin de marcher pour réfléchir quand le commandant Danglard, son second doté d’un savoir encyclopédique fait montre d’un flegme à toute épreuve : A l’antipode l’un de l’autre certes, mais parfaitement complémentaires. Pour que cette espèce de brainstorming soit productif, le lieutenant Estalère, toujours attentif aux besoins de ses coéquipiers, se fait un devoir de fournir à chacun son café sur mesure. Et cela, sous l’œil attentif de la lieutenante Froissy qui palliera sur le champ la moindre défaillance par des viennoiseries et autres correcteurs d’hypoglycémies. Bref, tout un rituel dont néanmoins, on ne se lasse pas…du moins en ce qui me concerne.
Et je ne vous les ai pas tous présentés, loin de là ! Il ne tient qu’à vous de faire connaissance avec la brigade criminelle du légendaire commissaire Adamsberg, Jean Baptiste de son prénom, béarnais et fier de l’être !
Pour ma part, j’attends l’adaptation à l’écran, en espérant fortement que ce soit Josée Dayan derrière la caméra, si d’ici là, elle n’a pas pris sa retraite à plus de quatre-vingts ans, on le comprendrait aisément…
En bref
Une unique lueur, de Fred Vargas, est publié par les Éditions Flammarion.
Le livre broché de 512 pages est vendu 23 €.
Paru le 8 avril 2026.
