On est déjà le 15 septembre. Sans doute la quinzaine de jours qui est passée le plus vite depuis le début de mon existence. (Ce qui s’explique aussi mathématiquement mais ce n’est pas le propos du jour.)
Il est donc plus que temps de vous faire un retour sur cette lecture de vacances, bon pavé pour la plage au Livre de poche : L’Outsider de Stephen King.

Le résumé
Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraineur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute. Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland soutient qu’il est innocent. Et si c’était vrai ?
Ce que j’en dis…
Le dernier King que j’avais lu remonte à l’été dernier ; c’était Plus noir que noir, (Albin Michel, 2025) et il me semble que ses bouquins sont de très bonnes lectures de plage. Je le dis sans aucune condescendance. Des pavés, un suspens qui te tient en place malgré le soleil, et un plaisir de lecture qui colle bien au contexte de détente lié aux vacances.
L’Outsider commence comme un polar assez classique. On découvre un corps, la police enquête. C’est l’ambiance du premier quart du livre. Bon, le truc bizarre c’est que le tueur présumé dont on retrouve de nombreuses preuves de sa présence auprès de la victime (témoins, ADN, etc.) se trouvait à 120 km de l’endroit du meurtre au moment de celui-ci. Et là aussi on a des preuves (ADN, témoins, vidéos) ! Étant entendu qu’une seule et même personne ne peut pas se trouver au même moment à deux endroits distants de plus de 100 km on commence à toucher à l’irrationnel.
Et c’est bien le domaine d’excellence de Stephen King : faire basculer le lecteur d’une ambiance relativement classique dans une autre atmosphère : surréaliste, à la limite du paranormal, bref : fantastique.
Commence alors une autre enquête à la limite de la logique et du bon sens dont je ne donnerai pas davantage de détails afin de ne pas spolier mais dans laquelle Stephen King est un maître absolu : la traque d’une créature surnaturelle, empruntée au folklore local.
Au début on tente de relativiser : c’est un type normal qui tente de se faire passer pour une abominable invention liée à la superstition. Puis plus on avance vers la fin du livre et plus le fantastique prend le dessus jusqu’à nous engloutir complètement.
Il m’est difficile d’imaginer quelqu’un qui n’aurait jamais lu cet auteur. Il y a sans doute plus probablement des lecteurs de King qui n’ont pas encore lu L’Outsider. Je ne peux que leur recommander.
L’auteur

Né en 1947 à Portland (Maine), Stephen King a connu son premier succès en 1974 avec Carrie. En une quarantaine d’années, on lui doit plus de cinquante romans et autant de nouvelles, certains sous le pseudonyme de Richard Bachman. Il a reçu de nombreuses distinctions littéraires, dont le prestigieux Grand Master Award des Mystery Writers of America pour l’ensemble de sa carrière en 2007. Son œuvre a été largement adaptée au cinéma et à la télévision.
En bref
L’Outsider, de Stephen King, est publié au éditions Le Livre de Poche.
Le livre au format poche de 810 pages est vendu 10.90 €.
Paru le 19 septembre 2020.
