Les perles noires de Jackie O. de Stéphane Carlier

Alors que rdv p.17 baisse le rideau pour l’été et que les bibliothécaires vont se consacrer à l’organisation du prix des lecteurs des bibliothèques de Mulhouse du Festival Sans Nom, je viens d’achever le dernier volume de la série consacrée à l’humour avec Les perles noires de Jackie O. de Stéphane Carlier.

Le résumé

Gaby, la soixantaine déprimée, est femme de ménage dans les beaux quartiers new-yorkais. Un matin, elle trouve par hasard la combinaison du coffre-fort d’un de ses employeurs, un vieux marchand d’art fortuné. Décidée à mettre la main sur son contenu – et notamment sur un collier ayant autrefois appartenu à Jackie Onassis – elle imagine un plan particulièrement audacieux. Seulement, cambrioler un appartement huppé de l’Upper East Side, c’est un peu comme plier un drap sans se faire aider, ça demande un certain entraînement…

Ce que j’en dis…

Alors que La vie n’est pas un roman de Susan Cooper (Le Cherche Midi, 2024) fait son petit bonhomme de chemin (finaliste du Prix Maison de la Presse 2024), je découvre Stéphane Carlier à travers les pages de ce roman qui est à classer dans un genre finalement pas si courant que cela dans mes lectures (et peut-être en littérature, je ne suis pas un expert), la comédie.

Effectivement, si le cinéma nous a habitués au genre, la littérature est moins portée sur le roman de simple divertissement. Ceci étant dit sans condescendance aucune. On a bien besoin de se détendre, de s’amuser un peu et sous ce rapport, il semblerait que Stéphane Carlier fasse l’affaire.

En tout cas, Les perles noires de Jackie O. remplit le cahier des charges.

Il faut dire que je lis beaucoup de polars et de romans noirs. Ainsi, cela donne à penser que je suis sorti de ma zone de confort, pourtant j’ai trouvé cette lecture, au contraire, très confortable : drôle juste ce qu’il faut, parfois saugrenue, plus passe-partout que passionnante mais ça fait du bien et c’est tout ce qu’on attend d’une comédie.

On passe un bon moment avec des personnages un peu clichés, des situations cocasses et une tension narrative appropriée pour une l’intrigue développée. Une version sur grand écran aurait certainement fait le plaisir des familles .

Je ne connaissais pas l’auteur bien que ce soit sa quatrième comédie au Cherche Midi et alors que j’hésitais à lire La vie n’est pas un roman de Susan Cooper, Les perles noires de Jackie O. m’a convaincu que Stéphane Carlier est un auteur à suivre.

L’auteur

Après une hypokhâgne et une maîtrise d’Histoire à Paris IV, il est pigiste dans diverses rédactions (France-Soir, Gala, L’Express). En 1996, il entre au ministère des Affaires étrangères qui l’affecte aux États-Unis, où il passe dix ans (New York, Los Angeles, Palm Springs) puis en Inde, à New Delhi. Après quoi, il passe trois ans à Lisbonne avant de revenir en France, en Bourgogne.

Afin que son patronyme n’influence pas les éditeurs, il signe son premier roman Antoine Jasper et l’envoie par la poste, depuis Los Angeles, où il vit à l’époque. « Actrice », publié par le Cherche midi en 2005 marque le début d’une longue collaboration (citons « Les Gens sont les gens » en 2013, « Les Perles noires de Jackie O. » en 2016, « L’Enterrement de Serge » en 2021).

Il publie également au Tripode (« Le Chien de Madame Halberstadt », en 2019, 15 000 exemplaires écoulés) et chez Gallimard (« Clara lit Proust », en 2022).

Les perles noires de Jackie O. de Stéphane Carlier est publié par Le Cherche Midi.
Le livre broché de 414 pages est vendu 17, 50 €.
Paru le 12 mai 2016.
Disponible au Livre de Poche pour 8,50 €.
L’emprunt est gratuit à la bibliothèque.

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